Des gardes-frontières meurent en détention au Bangladesh
27 mars 2009
Quatre gardes-frontières sont morts en détention au Bangladesh au cours des deux dernières semaines. Amnesty International a engagé les autorités du pays à instituer un organe indépendant, impartial et compétent pour enquêter sur ces décès.
Ces quatre membres des Bangladesh Rifles (BDR), faisaient partie des centaines d'hommes de ce groupe paramilitaire interrogés au sujet de leur implication présumée dans le meurtre de plus de 70 personnes, dont au moins 55 militaires, au cours d'une mutinerie menée par les BDR pendant deux jours en février.
Nayek Subedar Mozammel Haq est mort le 9 mars, Waheduzzaman le 15 mars, Sepoy Monir Hossain le 17 mars, et Lance Nayek Mobarak Hossain est décédé en détention le 22 mars. On ignore s'ils se trouvaient sous la garde de l'armée ou de la police à ce moment-là.
Certaines informations crédibles laissent entendre qu'il est possible que ces détenus soient morts des suites d'actes de torture. Des représentants du gouvernement ont déclaré que les deux premiers se sont suicidés et que les deux autres ont succombé à une crise cardiaque. Il a cependant été constaté à l'hôpital que les poignets, bras, genoux et épaules de la dernière victime étaient enflés et couverts d'ecchymoses.
On ignore combien de membres des BDR exactement sont privés de liberté mais selon certaines sources au sein du gouvernement, ce chiffre dépasse 400. Rares sont les informations indépendantes concernant les circonstances de leur détention ou le traitement qui leur est réservé. Dans la grande majorité des cas, leurs proches n'ont pas été autorisés à leur rendre visite. On ne sait pas s'ils peuvent s'entretenir avec des avocats ou recevoir les soins médicaux dont ils pourraient avoir besoin.
Amnesty International a demandé au gouvernement bangladais de faire en sorte que ces détenus ne soient pas soumis à la torture, qu'ils puissent s'entretenir avec des avocats, recevoir la visite de leur famille et former un recours auprès de la justice afin de contester la légalité de leur détention. Tous les détenus doivent être relâchés sans délai s'ils ne sont pas inculpés d'infractions reconnues par la loi et placés en détention provisoire par un tribunal indépendant.
« Le gouvernement doit agir immédiatement afin de garantir que tout détenu ayant besoin d'une assistance médicale reçoive les soins requis, a déclaré Sam Zarifi, directeur du Programme Asie d'Amnesty International.
« L'enquête visant à établir les causes de ces décès doit être rigoureuse, et tout responsable présumé, y compris aux postes de commandement, doit être déféré à la justice conformément aux normes internationales en matière d'équité des procès, sans que la peine capitale soit prononcée.
« Le gouvernement a tout intérêt à ce qu'une enquête impartiale soit menée, de sorte que la confiance soit rétablie au sein des forces armées et que l'on évite que cela se reproduise. »
Des gardes-frontières ont mené une mutinerie qui a duré trente-trois heures au quartier général des BDR, à Pilkhana, les 25 et 26 février. Les médias bangladais ont indiqué que ce soulèvement faisait suite à des doléances au sujet de la solde perçue par les BDR, ainsi que de leurs conditions de travail. Des représentants du gouvernement ont affirmé qu'il s'agissait d'un complot visant à évincer le gouvernement nouvellement élu.
La torture de suspects au cours d'interrogatoires est généralisée au Bangladesh. Des organisations de défense des droits humains, des militants de la société civile et même des responsables judiciaires ont demandé à maintes reprises que la population soit protégée contre la torture.
Ces quatre membres des Bangladesh Rifles (BDR), faisaient partie des centaines d'hommes de ce groupe paramilitaire interrogés au sujet de leur implication présumée dans le meurtre de plus de 70 personnes, dont au moins 55 militaires, au cours d'une mutinerie menée par les BDR pendant deux jours en février.
Nayek Subedar Mozammel Haq est mort le 9 mars, Waheduzzaman le 15 mars, Sepoy Monir Hossain le 17 mars, et Lance Nayek Mobarak Hossain est décédé en détention le 22 mars. On ignore s'ils se trouvaient sous la garde de l'armée ou de la police à ce moment-là.
Certaines informations crédibles laissent entendre qu'il est possible que ces détenus soient morts des suites d'actes de torture. Des représentants du gouvernement ont déclaré que les deux premiers se sont suicidés et que les deux autres ont succombé à une crise cardiaque. Il a cependant été constaté à l'hôpital que les poignets, bras, genoux et épaules de la dernière victime étaient enflés et couverts d'ecchymoses.
On ignore combien de membres des BDR exactement sont privés de liberté mais selon certaines sources au sein du gouvernement, ce chiffre dépasse 400. Rares sont les informations indépendantes concernant les circonstances de leur détention ou le traitement qui leur est réservé. Dans la grande majorité des cas, leurs proches n'ont pas été autorisés à leur rendre visite. On ne sait pas s'ils peuvent s'entretenir avec des avocats ou recevoir les soins médicaux dont ils pourraient avoir besoin.
Amnesty International a demandé au gouvernement bangladais de faire en sorte que ces détenus ne soient pas soumis à la torture, qu'ils puissent s'entretenir avec des avocats, recevoir la visite de leur famille et former un recours auprès de la justice afin de contester la légalité de leur détention. Tous les détenus doivent être relâchés sans délai s'ils ne sont pas inculpés d'infractions reconnues par la loi et placés en détention provisoire par un tribunal indépendant.
« Le gouvernement doit agir immédiatement afin de garantir que tout détenu ayant besoin d'une assistance médicale reçoive les soins requis, a déclaré Sam Zarifi, directeur du Programme Asie d'Amnesty International.
« L'enquête visant à établir les causes de ces décès doit être rigoureuse, et tout responsable présumé, y compris aux postes de commandement, doit être déféré à la justice conformément aux normes internationales en matière d'équité des procès, sans que la peine capitale soit prononcée.
« Le gouvernement a tout intérêt à ce qu'une enquête impartiale soit menée, de sorte que la confiance soit rétablie au sein des forces armées et que l'on évite que cela se reproduise. »
Des gardes-frontières ont mené une mutinerie qui a duré trente-trois heures au quartier général des BDR, à Pilkhana, les 25 et 26 février. Les médias bangladais ont indiqué que ce soulèvement faisait suite à des doléances au sujet de la solde perçue par les BDR, ainsi que de leurs conditions de travail. Des représentants du gouvernement ont affirmé qu'il s'agissait d'un complot visant à évincer le gouvernement nouvellement élu.
La torture de suspects au cours d'interrogatoires est généralisée au Bangladesh. Des organisations de défense des droits humains, des militants de la société civile et même des responsables judiciaires ont demandé à maintes reprises que la population soit protégée contre la torture.

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