Dans un élan massif, 147 États ont voté à l’ONU en faveur de la continuation des travaux concernant les principaux éléments d’un traité sur le commerce des armes.
Ce jeudi 31 octobre, 147 États membres des Nations unies ont voté à une écrasante majorité pour la poursuite des travaux relatifs au traité international sur le commerce des armes. Les responsables de la campagne Contrôlez les armes, qui mobilise plusieurs millions de militants dans le monde entier, ont appris avec satisfaction l’issue du scrutin, tout en appelant les États à accélérer les travaux afin de faire avancer rapidement le processus et garantir un traité fort centré sur les droits humains et le développement.
Chaque année, les armes classiques tuent au moins 300,000 personnes.
Un plus grand nombre encore sont blessées, maltraitées, déplacées de
force et dépouillées du fait de la violence armée.
Les États membres de l’ONU vont se rencontrer en octobre pour décider s’ils s’engagent dans des négociations sur un traité sur le commerce des armes, et Amnesty International se saisit de cette occasion pour demander dans un nouveau rapport détaillé aux dirigeants du monde entier d’adopter une « règle d’or » sur les droits humains. Cette règle dispose simplement que les gouvernements doivent empêcher les transferts d’armes lorsqu’il y a un risque important que celles-ci soient utilisées pour commettre de graves violations du droit international humanitaire et relatif aux droits humains.
Lors de la semaine d'action sur le thème Le monde vous regarde, dans plus de cinquante pays, les militants et sympathisants de la campagne Contrôlez les armes vont demander à leurs gouvernements de parvenir dans les meilleurs délais à un accord sur un traité sur le commerce des armes efficace.
Mercredi 28 mai, à Dublin, 110 États sont parvenus à un accord sur un projet de convention sur les bombes à sous-munitions, un traité qui interdira l’utilisation, la production et le transfert de ce type d’armes.
Toutes les livraisons d’armes de petit calibre, d’armes légères et de munitions commandées à la Chine par le gouvernement du Zimbabwe doivent être suspendues, le risque étant bien réel que cela ne conduise à une augmentation des violations des droits humains au Zimbabwe, a déclaré Amnesty International.
Les États-Unis et d’autres pays membres de l’OTAN fournissent des armes à l’Afghanistan, qui pourraient servir à commettre de graves violations des droits humains d’après Amnesty International.
Amnesty International a fermement condamné, ce jeudi 3 janvier, la généralisation des exécutions par injection létale en Chine, appelant au contraire les autorités chinoises à accélérer l'abolition de la peine capitale dans le pays.