Quatorze dissidents ont chacun été condamnés à une peine de soixante-cinq ans d’emprisonnement. Le gouvernement militaire du Myanmar continue de ne pas prendre en compte les appels que lui lance la communauté internationale pour qu’il améliore la situation des droits humains dans le pays.
La condamnation, ce mardi 11 novembre, d’au moins 14 participants aux manifestations antigouvernementales de 2007 à soixante-cinq ans d’emprisonnement chacun vient rappeler de manière brutale que le gouvernement militaire du Myanmar n’écoute pas les appels de la communauté internationale concernant l’amélioration de la situation des droits humains dans le pays.
Amnesty International a confirmé vendredi 26 septembre que U Win Htein, l’un des sept prisonniers d'opinion libérés le 23 septembre, avait été appréhendé quelques heures après sa sortie de prison.
Une dirigeante d’un mouvement militant opposé au gouvernement du Myanmar risque toujours d’être torturée, après son arrestation survenue mercredi dernier.
Vingt années se sont écoulées depuis le bref épisode de soulèvement populaire au Myanmar et la situation ne s’est guère améliorée pour les millions de personnes qui continuent de souffrir sous le joug d’un pouvoir répressif.
Vingt ans après les premières manifestations, violemment réprimées, en faveur de la démocratie au Myanmar, les Nations unies doivent prendre des mesures plus énergiques pour obtenir la libération de U Win Tin et d’autres prisonniers d’opinion détenus depuis cette époque, a déclaré Amnesty International ce dimanche 3 août 2008.
Le gouvernement du Myanmar empêche l’aide de parvenir aux survivants du cyclone Nargis et intensifie ses efforts pour obliger ces derniers à quitter les abris d’urgence.
Les dirigeants asiatiques sont appelés à faire pression sur le régime du Myanmar afin qu’il prenne d’urgence des mesures pour faire face à la catastrophe humanitaire qui ne cesse de s’aggraver.
Les responsables d’Amnesty International en Asie-Pacifique réunis à
Hong Kong ont appelé leurs gouvernements à user de tous les moyens
possibles pour faire pression sur les autorités du Myanmar pour
qu’elles accordent la priorité à l’aide humanitaire après la
catastrophe et facilite l’assistance internationale pour protéger le
droit à la vie, à l’alimentation et à la santé des citoyens du Myanmar.